Dès que l’allumette est craquée, le journal d’aujourd’hui se transforme en un magnifique brasier, tel un papillon éphémère.
Oubliées, les nouvelles. Envolées. Déjà du passé.
Après avoir attendu patiemment son tour dans ce coffre qui sera son ultime demeure, la bûche de pin se met à crépiter, comme pour expulser les râles de son dernier élan entropique.
Le jeune chat se rapproche doucement du poêle, honorant la démarche du reste coniférien.
Dans sa contemplation féline calmement orchestrée, il sent la source de chaleur grandir : la pierre du poêle se réchauffe, degré après degré.
Dans cette course énergétique, l’édifice s’éveillant vers l’extérieur au fur et à mesure qu’il se meurt de l’intérieur, vit sa plus belle ironie.





























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