Enfin, nous nous trouvions.
Je crois encore respirer la fraîcheur de ta neige magique.
Elle faisait vibrer mes poumons.
Hélas, tout cela est du passé, quoi de plus tragique ?
Je me rappelle de notre première entrevue.
Ébloui par ton imposante allure,
Je suis resté figé, sans le moindre murmure.
Un coup d’éclair qui m’a pris au dépourvu.
Je me remémore encore tes vallons enivrants,
Bien sûr, tes paysages éblouissants,
Souvent, ton calme bienfaisant.
Nulle part ailleurs, on ne se sent plus vivant.
Oui, quand je ferme les yeux, je me souviens de tout.
C’est mon dernier atout.
Regarde, j’ai la mine heureuse,
Bien qu’il soit l’heure de croiser la Faucheuse.
Enterré demain à quatre-vingt balais,
Loin de toi,
Même entre mes quatre planches clouées,
Je continuerai de rire, tu verras.
Car je le sais,
Et je te l’avais déjà murmuré.
Quoi qu’il advienne de moi,
Tu survivras.
Ma montagne, que tu es belle.
Ma montagne, je t’aime, toi l’éternelle.





























Laisser un commentaire